Anne-Catherine Galetic

Fondatrice et CEO de Galika · Promotrice et urbaniste · Ingénieure-architecte

Anne-Catherine Galetic a fondé Galika à Bruxelles en 2008. Ingénieure-architecte, urbaniste diplômée du MIT et MBA de l’INSEAD, elle lit chaque site à l’échelle de la ville avant d’en faire un projet immobilier. En 2018, l’Îlot Sacré, projet de Galika à 100 m de la Grand-Place, a reçu le MIPIM Award du meilleur développement résidentiel.

Un parcours entre urbanisme, terrain international et finance

Elle a appris sur le terrain

Ingénieure-architecte, urbaniste au MIT

Ingénieure-architecte de formation, Anne-Catherine Galetic se tourne vers l’urbanisme et obtient au MIT un Master of Science in Urban Studies and Planning.

Le terrain : Brésil, Haïti, Jordanie, États-Unis

Elle travaille d’abord sur le terrain, au Brésil, en Haïti, en Jordanie et aux États-Unis. À Amman, elle représente Médecins Sans Frontières ; chez Tractebel Engineering, elle est cheffe de projet.

La finance à Londres et le MBA à l’INSEAD

Elle passe ensuite par la finance, comme chargée d’investissement à la Société financière internationale, du groupe Banque mondiale, puis comme analyste actions à Londres. Elle obtient aussi un MBA à l’INSEAD.

2003 : retour à Bruxelles

Rentrée à Bruxelles en 2003, elle dirige des projets immobiliers chez un promoteur belge jusqu’en 2006.

2008 : fondation de Galika

En 2008, elle fonde Galika sans capital hérité. Elle avait rencontré dans le secteur une manière de travailler « un peu trop financière, un peu trop bétonnée » ; avec Galika, elle inverse les priorités et part du contexte de la ville.

Une méthode à deux échelles : réparer, bâtir, végétaliser

La ville passe en premier
  • À l’Îlot Sacré, elle commence par chercher pourquoi quatorze projets, dont six avaient obtenu un permis, ont échoué en un demi-siècle sur cette friche de 2 500 m². Galika repart ensuite du tracé des ruelles d’avant les démolitions des années 1960 : la rue d’Une Personne, prolongée d’une placette.
  • Avec l’architecte, elle revendique un « dialogue de cocréation » et lui laisse le mérite de la réussite architecturale. À l’Îlot Sacré, DDS+ a dessiné une soixantaine de versions de la façade de la rue du Marché aux Herbes, visible depuis la Grand-Place.
  • Elle mesure la part de sol perméable avant le projet et à la livraison. À Carré Coghen, livré à Uccle, cette part est passée de 4 % à 54 %. À Côté Colline, à Auderghem, en chantier depuis décembre 2025, l’objectif est de 54 %, contre 23 % au départ, avec 1 758 m² de pleine terre.
  • Comme promotrice, elle défend ses dossiers jusqu’au permis. La Tour Triomphe, à Auderghem, a traversé quatre ans d’instruction et deux enquêtes publiques, et intégré plus de cent conditions de la commission de concertation, avant un permis délivré le 24 juillet 2026 pour 114 logements.

Distinctions et prises de parole

Elle prend la parole
« Notre volonté est de réparer la ville de ses blessures. »
Anne-Catherine Galetic, dans Le Soir Immo, janvier 2015

Ses publications sur galika.be

Elle écrit aussi

Tour Triomphe : la Région délivre le permis

Le 24 juillet 2026, urban.brussels a délivré le permis d’urbanisme de la Tour Triomphe, boulevard du Triomphe à Auderghem. Haute de 80 mètres, la première tour de Galika réunira 114 logements, des bureaux et un rez-de-chaussée commercial ouvert sur le quartier Delta.

Côté Colline : pourquoi nous abattons des arbres avant de replanter

La colline de Côté Colline paraît boisée. En réalité, ses talus sont surtout couverts de robiniers invasifs et de pins malades, mal enracinés sur des pentes instables. Le projet les remplace par une palette indigène, choisie pour les pollinisateurs.

Façades de la Grand-Place de Bruxelles, dont la maison de l’Arbre d’Or surmontée de la statue équestre de Charles de Lorraine

Carte blanche : à Bruxelles, ne pas construire est aussi une décision politique

Le débat sur le logement à Bruxelles est vif, et légitime. Pour Anne-Catherine Galetic, architecte-urbaniste et promotrice, un constat précède les clivages : la construction de logements a décroché des besoins démographiques depuis plus de vingt ans, et les prix ont suivi. Sa carte blanche défend une ville qui se densifie là où c’est pertinent, parfois à la verticale, pour garder les sols perméables.