Promoteur urbaniste depuis 2008

Fondé à Bruxelles en 2008 par Anne-Catherine Galetic, ingénieure-architecte et urbaniste, Galika développe depuis dix-huit ans des projets de logements, de bureaux et de patrimoine. Parmi eux : Côté Colline, Carré Coghen, l'Îlot Sacré, Stellar Offices, et bientôt la Tour Triomphe.

Deux métiers, une seule pratique

La singularité de Galika tient à une approche conduite sur deux échelles. À l’échelle de la ville, l’urbaniste lit le site : drainage, parcellaire, alignement, végétalisation, mixité des usages. À l’échelle du projet, l’ingénieure et l’architecte rendent cette lecture opérante.

C’est cette double lecture, urbaine puis architecturale, qui distingue les projets Galika d’une opération immobilière classique. La pratique se résume en trois verbes : réparer, bâtir, végétaliser. Le végétal n’est pas un argument, c’est une variable de conception.

La ville n'est pas une page blanche

Développer un site dans une ville ne part jamais d'une page blanche. Tout lieu reflète son histoire : un hangar et son parking en plein air, un immeuble obsolète difficile à convertir, des expropriations inabouties. Parfois, il reste du bâti ou du végétal de qualité qu'on a la chance de pouvoir valoriser.

Nous identifions des sites abîmés par le temps et nous les redéveloppons pour améliorer la ville. Pas pour effacer ce qui était. Pour retrouver ce qui est juste pour les habitants (le maillage des rues, le drainage des eaux, la végétalisation, la mixité des usages) et réparer la ville à travers un nouveau projet, qui comprend du bâti et du vide, des espaces publics et des jardins.

Partenaire des pouvoirs publics, Galika répare la ville pour ceux qui l'habitent ou y travaillent, et pour le vivant qui doit y reprendre sa place. Nous donnons de la valeur à ce que les promoteurs mesurent rarement : la qualité d'habiter, le bien-être au travail, le jardin et le végétal, les espaces partagés. Le sol respire mieux, la nature reprend sa part, le projet aussi.

La méthode Galika commence par le regard, puis par l'analyse pour comprendre ce qui s'est passé, et penser le projet qui réparera les dégâts du temps. Trois verbes structurent notre pratique : réparer, bâtir, végétaliser. Pas l'un sans les autres. La prise en compte du monde végétal dans l'acte de bâtir est notre marque de fabrique, pour le bonheur des habitants et pour la biodiversité.

C'est cela que nous appelons réparer la ville.

Une méthode, trois terrains

La méthode ne change pas selon le programme. Trois projets la mettent à l’épreuve sur trois terrains : un versant résidentiel, une tour de quartier, des bureaux.

Le Résidentiel

Côté Colline

Une colline arasée au XXe siècle pour deux entrepôts, un sol imperméable à 77 %. À la livraison, le site est perméable à 54 % et une toiture jardin prolonge la colline boisée jusqu’à la place communale. Le format des trois ambitions (l’urbain, l’architecture, le paysage) a été conçu ici.

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La Hauteur

Tour Triomphe

Tour Triomphe, tour mixte au quartier Delta à Auderghem, par Galika

Au pôle Delta, un tissu tertiaire monofonctionnel, que le PAD Herrmann-Debroux désigne comme site à requalifier. La réponse : une tour de 80 mètres qui réunit 114 logements, des bureaux, des commerces de proximité et des terrasses végétalisées. La verticalité devient un outil de réparation urbaine.

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Les Bureaux

Stellar Offices

Stellar Offices, bureaux au quartier européen de Bruxelles, par Galika

Trois immeubles (Artis, Jardis, Orbis) dans un quartier dense et minéral. Rooftops végétalisés, terrasses plantées, patios ; la hauteur densifie sans étendre l’emprise au sol. BREEAM Outstanding, WELL Platinum, PEB A : la méthode tient aussi au bureau.

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Promettre peu, mesurer tout

Pas de charte affichée au mur. Quatre engagements, chacun vérifiable dans les permis, les notes techniques et les chantiers.

Végétaliser en indigène

Les palettes de plantes sont mellifères et indigènes, choisies sur les références de Bruxelles Environnement et du SPW. À Côté Colline, cinq zones végétalisées s’articulent autour d’un jardin de 43 m sur 39 m ; à la Tour Triomphe, les jardins suspendus des niveaux 2 et 10 sont plantés en espèces locales.

Rendre le sol perméable

Le sol se mesure avant et après. À Côté Colline, 1 758 m² de pleine terre retrouvés et un bassin de 160 m² qui absorbe un épisode pluvieux centennal ; à Carré Coghen, un cœur d’îlot minéralisé à 96 %, livré à 54 % de perméable.

Construire pour un siècle

Les matériaux se choisissent pour durer : brique belge, pierre bleue et pierre naturelle à l’Îlot Sacré, bois en structure et en façades à Côté Colline. Plus de dix ans s’écoulent entre l’acquisition d’un site et l’aboutissement d’un projet : on construit pour les générations qui suivent.

Respecter le quartier,
pendant le chantier et après

À Carré Coghen, le calendrier des travaux a suivi celui de l’école communale voisine pour ne pas perturber les enfants. À Côté Colline, des écrans végétaux séparent le projet des maisons voisines et le programme intègre une crèche de 48 places.

Anne-Catherine Galetic

Anne-Catherine Galetic est ingénieure-architecte (Bruxelles) et urbaniste (Master of Science in Urban Studies and Planning, MIT). Elle a travaillé sur le terrain au Brésil, en Haïti, en Jordanie et aux États-Unis, puis dans la finance à Londres (Citicorp), avant d'obtenir un MBA à l'INSEAD.

De retour à Bruxelles en 2003, elle développe plusieurs grands projets immobiliers chez un promoteur belge. Elle fonde Galika en 2008.

Anne-Catherine Galetic est promotrice et urbaniste. Sur chaque projet, l'urbaniste en elle pose le cadre, l'ingénieure et l'architecte rendent le projet faisable, la promotrice réunit les conditions économiques et financières qui permettent sa mise en chantier.

Pourquoi j'ai fondé galika

"Quand j'ai fondé Galika en 2008, je voulais que le métier de promoteur ne réduise pas la ville à un calcul économique. Sans rentabilité, aucun projet ne sort de terre, c'est entendu. Mais le seul calcul économique, lui, ne suffit pas à élaborer un quartier où il fait bon vivre.

Dix-huit ans plus tard, la méthode Galika tient en peu de mots : ce qui permet de réparer la ville (l'intégration dans un contexte urbain donné, le paysage), la qualité d'habiter et le bien-être au travail (la place du végétal, les espaces communs) et la rentabilité d'un projet sont traités sur le même pied. Aucune de ces variables ne prime sur l'autre, et c'est leur équilibre qui fait, à mes yeux, un projet réussi.

Ce processus est long : plus de dix ans s'écoulent entre l'acquisition d'un site et l'aboutissement du projet. Mais c'est lui qui nous permet d'affirmer que nous construisons pour les générations futures."

La méthode se vérifie sur site

Depuis 2008, chaque projet documente la méthode : perméabilité mesurée, partenaires nommés, chiffres publiés. Le discours s’arrête ici, les sites prennent le relais.