Côté Colline : abattre pour replanter une colline vivante

10.06.2026

Vue de la chaussée de Wavre, la colline de Côté Colline semble boisée. L’inventaire raconte autre chose. Sur les trois talus, les arbres sont pour l’essentiel des robiniers, une essence invasive, ou des pins fragilisés par la scolyte et les étés trop chauds. Ils ont poussé serrés, sur des pentes à 4/4, avec un enracinement sommaire : le risque de chute devient réel dès qu’on touche au relief.

Abattre, puis garder ce qui peut l’être

D’où une décision assumée : abattre, puis replanter. Les arbres indigènes des versants sud et ouest seront conservés quand leur état le permet, et retirés au fur et à mesure du chantier plutôt qu’en une seule fois.

Une palette indigène pour les pollinisateurs

Le plan de plantation, dessiné avec le paysagiste Laurent Miers (LM Paysage), puise dans la liste des espèces indigènes de Bruxelles Environnement : haies multi-plants (érable champêtre, charme, aubépine), massifs indigènes, massifs floraux et poches de graminées choisis pour les pollinisateurs. S’y ajoutent des noues plantées, des toitures en sedum et des plantes grimpantes le long des façades.

Une colline d’arbres malades laisse place à un paysage choisi pour l’eau et la biodiversité. Le reste du projet, 97 appartements, des commerces et un grand jardin en pleine terre, est détaillé sur la page du projet Côté Colline.